Un bambou pas si naturel que ça !

NIKIN | Coton biologique vs. bambou – et autres alternatives durables

Le bambou ne sauvera pas le monde mais c’est une ressource intéressante en terme de renouvellement et de croissance, qui ne nécessite pas d’engrais ou de pesticides, ni même d’irrigation consommatrice d’eau .

ET POURTANT, il y a trois aspects négatifs à son usage, notamment en tant que fibre textile :
le traitement pour transformer le bambou en fibre textile est des plus polluant*,
la demande mondiale importante contribue à la déforestation**,
enfin l’empreinte carbone liée à son transport, ici, en France.

Vous voulez réduire vos déchets, bravo, chaque petit pas compte !
Mais ne succombez pas aux modes, qui cachent toujours de sombres réalités derrière leur discours très marketés.

Contrairement à l’image très verte répandue dans le secteur de la mode éthique, le bambou présenté comme un matériau écologique n’est pas un textile naturelc’est une matière chimique artificielle. Les fibres de bambou utilisées dans l’industrie textile, même dans le secteur du commerce équitable et de la mode éthique, sont obtenues à la suite d’un processus de transformation chimique lourd. La fibre naturelle de bambou est en effet assez rêche et cassante ce qui ne la rend pas agréable à porter. La plupart des vêtements en « fibre de bambou » sont en réalité fabriqués à partir de cellulose régénérée de bambou ou viscose de bambou, c’est une matière artificielle. Et autant le bambou est une plante qui pousse facilement naturellement (sa culture ne nécessite pas d’engrais ni de pesticides et très peu d’eau), autant la fabrication de la viscose de bambou nécessite beaucoup d’eau et génère des pollutions chimiques dans les pays qui la produise dont la Chine.

De la plante aux fibres chimiques artificielles : analyse du processus de fabrication

Au départ la culture du bambou est en effet écologique, c’est une plante dont l’exploitation est biologique puisqu’elle ne demande ni engrais, ni pesticides, reconstitue et préserve les sols, et produit jusqu’à 35% d’oxygène de plus que les arbres traditionnels.

Les fibres de bambou ne sont toutefois pas une matière naturelle, ce sont des fibres artificielles chimiques. Les fibres de bambou utilisées dans l’industrie textile, même dans le secteur du commerce équitable et de la mode éthique, sont obtenues à la suite d’un processus de transformation chimique lourd. La fibre naturelle de bambou est en effet assez rêche et cassante ce qui ne la rend pas agréable à porter. La plupart des vêtements en « fibre de bambou » sont en réalité fabriqués à partir de cellulose régénérée de bambou ou viscose de bambou, c’est une matière artificielle.

Le bambou est d’abord réduit en poudre afin de pouvoir en extraire la cellulose, celle-ci est ensuite extrudée grâce à un mélange chimique de sulfate de soude et d’acide citrique avant d’être reconditionnée en fibres de bambou. Ce qui rend ce procédé de fabrication très discutable, c’est l’utilisation de disulfure de carbone pour extraire la cellulose de bambou et fabriquer les fils. Il s’agit en effet d’un produit chimique non réutilisable ou recyclable, toxique, inflammable et qui cause une pollution de l’air importante.

Environmental Orgs Develop Eco-friendly Bamboo Fiber – Sourcing ...

Enfin dans la plupart des vêtements, les fibres textiles sont issues d’un mélange bambou/coton afin de permettre un entretien plus simple en machine.

Le procédé de fabrication favorise la surexploitation du bambou au détriment des écosystèmes. En effet au cours du processus de fabrication de la viscose de bambou, une majorité des ressources sont perdues : il faut environ 1kg de bambou pour produire 400g de fibres de bambou ! Si une part importante de la production de bambou est issue de petites exploitations indépendantes qui garantissent une gestion pérenne des plantations, il n’échappe toutefois pas à l’exploitation industrielle et à la déforestation dans des régions où il est pourtant nécessaire à la survie de nombreuses espèces comme les pandas en Chine ou les lémuriens en Afrique. Il est aussi parfois implanté dans des écosystèmes d’où il n’est pas originaire et où il prolifère au détriment des espèces locales. Le bambou est en effet une plante très envahissante, dont la plantation doit être contrôlée.

C’est pourquoi chez unvilainpetitcanard on a choisi de n’utiliser que des tissus en coton de récup https://unvilainpetitcanard.fr/boutique/lingettes-demaquillantes-lavables/lingettes-demaquillantes-lavables/

merci à « Les Créé ‘ Natures du grenier de Mâlain » et « wedressfair »

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